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Marie PALAZZO
Verdun 1967

Des personnages ouverts au regard extérie

Vous peignez, vous sculptez. Quel point commun entre les deux parties de votre travail?

Quelque que soit la technique, je cherche à retranscrire une émotion. Et je trouve que pour cela, le meilleur vecteur est encore le corps humain : les attitudes, la gestuelle parlent finalement plus que les mots, tout en restant ouverts. Quand je peins, mes jeunes filles ont des attitudes particulières, mais volontairement je ne précise pas trop le visage et je ne donne pas de titres à mes toiles, pour ne pas influencer le regard et ainsi laisser libre cours à l’interprétation de chacun. Et le fond reste neutre, dans des gammes de bleu et de blanc. D’une certaine manière, cela laisse aux gens le plaisir de finir le tableau! Et d’ailleurs, les regards sont vraiment différents : certains veulent absolument voir dans mes personnages des danseuses, alors que pour moi, il s’agit plutôt de jeunes filles expressives.

Les personnages en bronze, en revanche, ont un visage...

Oui, vous ne pouvez pas sculpter un personnage sans esquisser un minimum le visage, me semble-t-il... Mais ce travail est clairement dans la continuité de ma peinture. Ce sont là encore des jeunes filles, elles discutent, elles s’étreignent, elles s’étirent, etc. Bref des attitudes assez précises, mais je me débrouille par d’autres moyens pour que celui qui regarde puisse quand même achever la scène. A chacun là encore d’y voir ce qu’il veut.

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